Retour sur Le long des Ruines




L'entretien de l'auteur livré à France Culture avait aiguisé ma curiosité. Je m'attendais à une recherche graphique et un scénario fouillé.

Le livre est en soi une invitation à un pas de côté. 
L'objet est sobre et beau. 
Il est lourd dans la main, massif, car presque carré, mais paraît aussi fragile, délicat. Les de bleus sont duveteuses et le toucher le confirme. 

Tourner la première page est déjà un premier pas vers cet univers singulier.

Le papier est épais, (ai-je saisi deux pages par mégarde ?) et peu rigide, rétif à nous laisser contempler sa suivante.
L''encrage est superbe et les tonalités sont intenses et nuancées.

Le graphisme, l' aspect fil de fer des personnages m'a d'abord rebuté, et a nuit à ma découverte de la situation initiale, déçu que j'étais de contempler des décors splendides ou s'agiteaient des fil de fer, troublés par des aplats de dialogues.

Mais la magie a peu à peu infusé et j'ai bientôt regretté que la fatigue accumulée de la journée ne me permette pas d'achever ma lecture d'une traite.


En reprenant le lendemain j'ai savouré la délicatesse des compositions qui figurent des paysages intérieurs fantastiques. 
Mes photos ne leur rendent pas justice. 

Tout comme ma découverte des illustrations de Fred Blanchard, j'ai été déstabilisé par le trait éminemment personnel. 
Certaines planches me remémorent le style d'Andréas, par leur découpage et leur lien intime avec le récit.
L'histoire est simple, le récit linéaire, mais l'ensemble est magnifiquement évocateur, délicat, poétique. Un voyage toutes sensations dehors ! 

Un libre vivement recommandé. 





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