Exploirateurs de Bruines, épisodes VI, VII, et VIII _ pas de retour en arrière _ pluie de chaises _ Maman est en haut
photographie de Gabrielle par courtoisie
Exploirateurs de Bruines,
épisode VI,
pas de retour en arrière
Par un beau dimanche après-midi ensoleillé de fin avril, avec Alex et Xavier, nous avons joué à Exploirateurs des Bruines la suite de notre campagne.
Alex joue Zoya [bizarre] et Xavier campe Sapristi [bizarre], Stéphane, [figurant] et Grizompe [oise’lettres].
J’ai joué Samuel [bizarre], Gérard, Léontine, Olaf, Délia, Noëlla, l’oise’lettres et les spesctres.
Fiction :
Sapristi dévale l’enfilade de rues bordées de pavillons bien sages jusqu’à la cabane. Celle-ci est vide, le poêle froid. Les vaches sacrées ont quitté la pâture. Dans la grisaille, seul le sommet du chapiteau du cirque est visible au sommet de la colline. Tout est gris, la maison pareille pas pareille de Zoya semble s’enfoncer dans le jardin. Gérard chasse les flaques sur la terrasse. Sapristi lui conte ses exploits avec enthousiasme. Gérard, préoccupé par la boue et les flaques d’eau, l’envoi au bain, même si Sapristi affirme « ne pas avoir fait caca au slip cette fois! ». Léontine lui prépare des vêtements prélevés dans les armoires de la maison. Après un second lavage au gant de crin, qui dissipe les dernières traces de garçon mal lavé, Sapristi expose à nouveau ses mésaventures tandis que Léontine l’apprête avec grand soin et moult remontrances, ponctuées de coup de brosse à cheveux. Sapristi revêt les vêtements de Zoya : une culotte Titi et Gros-minet, un jean trop court, un tee-shirt avec un chat entouré de cœurs. Léontine, un peu naïve, tente de le convaincre de devenir un garçon sage comme une image. Gérard n’intervient pas malgré les plaintes de Sapristi qui accuse Léontine de le girlifier Alors que Léontine lui applique du vernis incolore et lui taille ses ongles abîmés, une étrange oiseau, au bec en pince crocodile, aux ailes métalliques, frappe un message sur le mur face à Sapristi : Z. O. Y. .A.. L’oise’lettres laisse Léontine indifférente. Elle s’inquiète plutôt de l’absence de Zoya. Gérard observe distraitement l’oiselettres puis le repose sur l’étagère où la créature demeure obstinément immobile et refuse de reprendre son manège malgré les demandes insistantes de Sapristi. Ils passent à table et mangent un gratin de pâtes aux lardons. La nuit est venue avant l’heure. Le repas est savoureux. Il fait bon. Tout le monde se glisse sous la couverte, sauf Gérard qui tourne en rond inquiet de l’absence de Zoya. Sapristi le rassure en lui dit qu’elle partit au magasin de cycles avec ‘Muel après qu’ils aient mise en déroute les hyenches. Léontine dit ses hauts faits du jour : elle a rangé la maison comme il lui était demandé et elle a toiletté Sapristi. Du coup elle se relève et contraint le pauvre Sapristi à enfiler un gilet rose à fanfreluches, tout doux. Maintenant Sapristi est beau comme une princesse, mais surtout le gilet est bien chaud.
Tous s’endorment à l’abri.
Sapristi passe une excellente nuit.
[31’30 ‘’]
Zoya et Muel sont à la lisière de la forêt. Zoya choisit de suivre le chemin qui les mène jusqu’à un vieux château à presque nuit. Valgenceuse les abrite de la pluie, mais ils n’y sont pas seuls. Une jeune fille apeurée Délia et un étrange duo Sa Majesté, Noëlla et Le secrétaire, Stéphane procèdent à un singulier rituel pour en chasser les spesctres . Zoya trouve cette fille profondément antipathique et s’oppose à elle.
Dans un rêve comme un cauchemar, elle soustrait à l’emprise de la timbrée la petite fille et s’extirpe de Valgenceuse pour rejoindre les gaminots à sa maison pareille pas pareille.
Muel prend cher.
Voici le témoignage audio :
pas de retour en arrière. Durée 1h58
Le criquet
Exploirateurs de Bruines,
épisode VII,
pluie de chaises
Le lendemain après-midi tout aussi ensoleillé, avec Alex et Xavier, nous avons joué à Exploirateurs des Bruines la suite de notre campagne.
Alex campe Zoya [bizarre] et Xavier joue Sapristi [bizarre], Tchonk, [brute].
J’ai joué les autres.
Fiction :
Où il pleut tant et tant, un vrai déluge !
Où Tchonk affronte un drôle de tigre.
Où les gaminots gagnent un nouveau copain, Oswald.
Où Zoya voyage en un rêve comme un cauchemar.
Où Zoya décline une danse, avec un criquet.
Voici le témoignage audio :
pluie de chaises. Durée 2h03
Exploirateurs de Bruines,
épisode VIII,
Maman est en haut
Cette après-midi, encore plus ensoleillée, avec Alex et Xavier, nous avons joué à Exploirateurs des Bruines la suite de notre campagne.
Alex campe Zoya [bizarre] et Xavier joue Sapristi [bizarre], Tchonk, [brute].
J’ai joué les autres et même les clowns.
Zoya dessinée par Alex
Fiction :
Où le niveau de l’eau monte.
Où les gaminots se réfugient à l’étage.
Où Tchonk affronte un scolopendre géant.
Où Gérard perd la tête.
Où l’on perd le cul béni.
Où Zoya rencontre La Maman au grenier.
Où Dhélia s’enflamme.
Où les gaminots filent la sente.
Voici le témoignage audio :
Maman est en haut. Durée 2h44.
Commentaires :
Nous avons ôté les stabilisateurs des bicyclettes de Muel et Zoya sitôt qu’ils sont entrés dans le parc de Valgenceuse. J’interroge mes souvenirs du château et des longs après-midi d’ennui passés sur les plages de la piscine découverte. J’invoque alors la vieille comtesse De P., celle qui pleurait ses belles statues endommagées par la colère des gueux à la révolution, et se lamentait sur le délabrement avancé de son beau château, tout en veillant à vider, régulièrement, les bassines disséminées dans le grand hall et je dis Sa Majesté et son secrétaire. Ce couple est pour moi bien plus inquiétant que les spesctres qui s’agitent au dehors [repoussoir]. Nous sombrons dans l’étrange et par la peur de leur fille, Délia, nous plongeons dans un rêve comme un cauchemar. J’ai beaucoup apprécié que Xavier joue Stéphane. Cela a ajouté de l’incertitude aux scènes et quelque peu déstabilisé Alex.
À la session suivante, je joue la confusion autour du nom de Olaf pour le muer en l’annonce de l’arrivée d’Oswald, un rescapé du cirque de la pluie, qui paraît sous les traits inquiétants d’un tigre, un tigre piteux, un déguisement dépenaillé, mais qui par le jeu d’annonces et les détails sur la maison pareille pas pareille surgit comme une menace pour Tchonk. Ce n’est pas le fruit d’un travail de maître du jeu qui écrit sa trame et peaufine ses réparties, mais la graine semée par une préparation non préparation toute en rêveries.
Le plaisir auquel j’ai goûté en revisitant les lieux de mon enfance noyé dans celui de L’averse, je l’ai offert ensuite offert à Xavier et Alex. La chaise, photographiée par Gabrielle, est à deux pas de la maison. Nous sommes promenés régulièrement là, nous y avons même joué à Les Sentes et à Nacha Mechta. Toutefois là, Zoya s’est trouvée confrontée à une forme d’étrange inattendu. A-t-elle dansé avec le criquet, le criquet rêve-t-il qu’il a dansé avec elle ?
Enfin, sur la troisième session nous avons exploré la nouvelle dégoutanceté de Zoya. Une perception du temps et des sons altérée, qui lui permet de lire le silence de Délia, (autiste) la fille de Maman, venue l’avertir de la présence de la créature, Sa Majesté, toute de colère parée, tapie au grenier. Nous avons joué la scène à rebours, commençant par la fin en proposant la scène à Tchonk qui accompagné de Gérard cherche Zoya qui n’est pas reparue depuis la veille au soir. Gérard y perd la tête sous les mandibules d’un scolopendre noir-gluant rampant au plafond ; et Tchonk, terrorisé, court rameuter les autres pour trouver Gérard, encore assoupi dans le canapé. Et quand tous deux ouvrent la porte du grenier sous les cris de terreur de Léontine (à qui il avait annoncé la mort de son grand frère), c’est Zoya qu’ils trouvent après qu’elle ait fiché un pieu dans la gorge du scolopendre / Maman / Sa Majesté.
À chaque session j’ai intégré une mécanique provenant d’un autre jeu pour gérer l’aléatoire des rencontres et me surprendre moi aussi. Pour les deux premières ce fut The Zone dont j’ai utilisé des cartes de lisière. Sur la troisième session, j’ai utilisé le système de carte +one attaché au jeu Never Going Home.
Millevaux gangrène peu à peu Senlis qui s'enlise.
Pour finir, j’adresse de vif remerciements à Alex et Xavier pour leur implication.
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